StatCounter

vendredi 9 juin 2017

Petite lecture...



Chose promise...
Voilou !
Mon modeste commentaire sur l’œuvre d’ Ena Fitzbel (Sexy Disaster) que j’ai achevée il y a quelques heures.
http://amzn.eu/gLbgmXR sur Amazon !
Nos trois héros (oui, il y a Diane, Rédactrice en chef d’un journal féminin de bon niveau, William, guide en excursions diverses et variées, ex membre des commandos canadiens et Sylvie, qu’on va nommer Type E, comme la taille de ses bonnets de soutien-gorge).
Bon, les présentations étant faites, sachez que je n’aime pas du tout les livres de romance à l’eau de rose.
OK ?
Mais je venais de lire le Bonus (y avait pas de sex-toy dans la boite) et j’ai eu envie de lire plus de ce qui m’avait faire rire, malgré une grise de goutte (les gigots de Rhinoféroce à poils durs) et les Impôts à faire (après s’être inscrit sur le site gouvernemental).
Et j’ai aimé ce livre, très loin de l’étude du « concept onirique dans la vision sublogique du rédacteur en chef du Journal officiel.
Oui, en vérité je vous le dis !
Ce livre est marrant.
La narration alterne dès le début entre (chapitre par chapitre) la perception de Diane et William.
Il se passe plein de choses, et à chaque fois, l’autre comprend de travers l’événement.
Car, il y a une alchimie entre eux deux... Ils sont attirés l’un par l’autre. Et pas dans la dentelle. Au début, c’est une bluette, à la fin... Les descriptions ne sont pas pour les moins de 18 ans.
Je ne vous dévoile pas la fin, presque trop belle pour être vraie, mais à mon âge (Canonix) j’en ai déjà vu de toutes les couleurs (de peau)...
On commence dans la Jungle du Costa Rica (je croyais que c’était une marque de café). Et on continue par une vraie romance, pas comme lue dans Roméo et Juliette (ni les cigares).
Et de fil en anguille, la famille s’en mêle (à la fin...)
Trop fort ! Tellement véridique. Et même une des 4 sœurs, limite mauvais genre, s’en mêle...
C’est entre « Trois hommes dans un bateau » (Jérome K. Jérome) au début, puis le « Couvent des envies », cherchez l’auteur).
En tout cas, ça devient assez torride.
(Et c’est une passion qui va croissant, comme leur attirance.)
Je n’ose en dire plus...
C’est une romance pour adultes, avertis, et ce qui m’a le plus amusé, c’est cette évolution psychologique dans les rapports mentaux (pour ne dire que ça)
Si j’ai pris quelques minutes de mon précieux temps, pour vous l’écrire, noir sur blanc, c’est – sauf si vous êtes TRES coincés –, c’est que vous pouvez prendre ce livre.
Surtout pour échapper à ce matraquage pour les législatives.
Et au passage on apprend plein de choses sur la faune et la flore de la jungle... Et diverses positions que nos héros tentent, pour contrer l’influence dépassée du Kamassoutra...
Bonnes lectures...
Vous pouvez terminer par : https://youtu.be/rp7mamCpdcc?list=RD4PtPIEW3Dhs

jeudi 1 juin 2017

Lectures de la semaine...

La fin de la semaine commence.
Petit bilan des livres relus (papier).

D’abord un auteur qui peut parfois être sublime, et d’autres fois écrire comme un débutant…
Philip José Farmer.
Ceux qui aiment la SF de bon niveau reconnaissent son nom (comme Paul Janus Finegate dans certaines séries).
Il a commis des grandes séries, comme les Faiseurs d’Univers et ses déclinaisons… Ou les Dieux du Fleuve.
Là je viens de relire un texte de 1981 : Le Soleil Obscur. 
J’avoue que l’histoire de ces deux adolescents (une fille et un garçon) de tribus différentes, et à qui un vilain méchant a volé les « œufs d’âme », les empêchant de rester dans leurs tribus respectives, est assez amusante (au deuxième degré…). Bon et bien qu’ils soient de deux clans opposés, bien entendu, ils commencent à s’aimer. La suite se devine facilement. Je ne vais pas vous spoiler ce texte qui à son époque était pas mauvais.
Je peux vous citer aussi (du même auteur) « Les amants étrangers ». Histoire improbable entre un humain et une extra terrestre. Ce fut une révolution dans le monde de la SF! Quoi? Parler de Sexe dans des livres de fictions. Horreur! Mais quel régal! 
Pour moi, c’est la Saga du Monde du Fleuve, qui est son chef d’œuvre. J’en parlerais peut être un jour. J’ignore s’il est numérisé.
C’est du niveau de Dune (Frank Herbert.) pour vous dire.

On continue joyeusement…

Ernest Cline, pour « Player One ».
L’histoire dans un futur dominé par des majors des FAI (Fournisseurs d’accès à Internet).
Attention c’est un pavé de 613 pages (2015, récent donc).
Le créateur d’un monde virtuel (OASIS) vient de passer l’arme à gauche (antimilitariste?). Il lègue sa fortune (bof, à peine 250 milliards de dollars) à celle ou celui qui viendra à bout de trois énigmes inspirées des jeux vidéos.
Et là, nous avons des descriptions de toutes les consoles de jeux existants ( et ce n’est pas ennuyeux) et des jeux qui ont tourné sur ces bécanes…
Évidemment, il y a les bons (dont notre héros) et les super -hyper cradeaux : l’IOI, qui tente tout pour les empêcher de gagner (car d’un seul individu, ils sont passés à 5, dans leur groupe), cette compétition qui dure quand même entre 6 et 7 ans. Le tout sur un monde du style Blade Runner, sous la pluie, les déchets radioactifs, etc. 
À travers la description de cette guerre entre FAI, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à Face de Book. Le gros vilain méchant. D’ailleurs, comme tout ce que nous publions sur FB devient ipso facto leur propriété, c’est pour cela que je dépose de mes petits doigts délicats ce texte sur un de mes blogs
Or donc, j’ai lu quelques conseils pour l’architecture d’un texte.
Ce qui touche le lecteur, ce sont plus les échecs que les réussites de nos héros… Ce livre respecte bien cette constatation.
Il n’empêche. Nous lecteurs, nous aimons quand même que nos héros, laissant la garde de leur progéniture à un vieux dragon, quand ils vont faire leurs courses chez Intermarché, trouvent le bonheur…
Ah! vous ignorez cette référence? Trouvez, dans votre quête un vieux texte : « Papillon ou Dragon ». Voilà un exemple du travail que nos héros devront accomplir.


Bonne lecture…

samedi 20 mai 2017

Une bouteille à la Mère...

Un bouteille à la Mère. (Isabelle Piraux)

Non, ce n'est pas une alcoolique ! Je parle du livre !

Autant un ouvrage "simplet" se commente facilement, autant celui ci me semble un des exercices les plus délicats de ma carrière d'appréciateur.
Ce n'est pas un livre, c'est de la littérature, et on sent que l'auteure a du baigner longtemps dans ces textes, pour nous donner cet écrit.
Même la tournure des phrases, nous fait parfois remonter dans le temps. Chapeau l'artiste.

Ne cherchez pas l'histoire. Elle est assez complexe. Et je ne veux pas gâcher votre plaisir futur en vous la donnant.
Mais je peux quand même dire que c'est une recherche de ses origines… Quasiment la quête du Graal.
Et le pire (si j'ose), c'est son premier livre…
Un délice, donc. Et pas de fautes d'orthographe !

Alors, venez boire un coup de cette fameuse bouteille. Humez le texte, observez ces incises, dégustez ces paragraphes, soufflez doucement par le nez, quand c'est trop dur…

Cinq étoiles seulement, c'est injuste. Trop faible. Alors faites vous, votre opinion !

(Un lien… https://www.amazon.fr/dp/2955961507/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1495265633&sr=8-1&keywords=une+bouteille+%C3%A0+la+m%C3%A9re )

jeudi 13 avril 2017

Place Beauvau.

Extrait du Tome 3 !

Place Beauvau. Un de ses nombreux niveaux. Le sous-sol jusqu’à L’Élysée est un gruyère.

Ambre et Ludwig sont priés de venir à 8 heures du matin pour une réunion de travail extraordinaire. C’est Flamel qui les informe. Peu après, chacun reçoit par motard une lettre nominale avec un laissez-passer.

Une voiture les attend à 7 heures et les emmène à Beauvau. Ils n’entrent pas par la partie officielle.

Cet endroit est le vrai cœur du pouvoir. Tous les présidents de droite comme de gauche respectent cet endroit mythique. C’est un État dans l’État.
Un peu comme le Vatican…

Après l’entrée dans une petite cour, des minutieuses vérifications de leurs identités, prises d’empreintes papillaires, scan de fond de l’œil, Ludwig et Ambre sont invités à prendre un descendeur.

Ludwig est obligé de laisser son téléphone et son arme dans un casier numéroté. Il a décidé de ne plus sortir sans son Glock.

Ils sont au moins à vingt mètres sous terre, selon Ludwig. Tout est jaune paille, clair, pas ces peintures vertes, administratives. L’air est frais.
Leur escorte les conduit vers une salle de réunion en amphithéâtre, qui peut accueillir une centaine de personnes. Ils ont des places réservées avec leur nom. Flamel est déjà dans les lieux.
Des têtes se tournent vers ces derniers arrivants et s’attardent sur Ambre. Elle s’est mise sur son « 31 ». Corsage moulant, jupe fendue, souliers à talons, maquillage discret, qui met en valeur ses yeux, petite barrette dans les cheveux pour la mèche de gauche.

La réunion commence par une distribution de café, dans de la porcelaine, accompagnée des viennoiseries.

Des blocs-notes leur sont donnés. Des stylos.

Le Président de ce groupe de travail monte à la tribune, fait un signe. Les lumières baissent, un écran se déploie. Images de synthèse.

La situation actuelle du virus Ebola, la présence de vents dominants, la dissémination des moustiques, les puissances impliquées de manière certaine. Un point sur les autres.
Ambre, Ludwig et Amélie Flamel écoutent, prennent des notes.

Plusieurs sous-directeurs montent à la tribune pour expliquer tel aspect de la situation.
Les chiffres publiés par l’OMS sont faux. Ils sous-estiment gravement le potentiel de dangerosité de cette épidémie. Elle peut gagner l’Europe et d’autres pays en quelques semaines, les structures sanitaires ne sont pas prêtes.
Sauf peut-être en Suisse.
En fait, rien n’est au point. Même pas les places dans les cimetières.

Ambre regarde Amélie. Elle ne bronche pas, sauf de temps en temps pour montrer son accord d’un signe de tête.
Ludwig reste impassible. Il pense à la catastrophe de Fukushima. Il a pu échanger quelques messages avec sa guide de voyage, Aya, au pays du Soleil Levant, par Internet.
Mais depuis trop longtemps, silence radio.
Il sait qu’eux tous, Ambre, Cannelle, lui-même, risquent leur vie. L’Ebola. Sauf à utiliser la potion magique de son fils. Et encore…

Un autre intervenant prend la place, fait encore baisser les lumières, projette sur écran ses prévisions ou celles de son équipe sur le danger de cette pandémie.

C’est monstrueux, 60 à 70 % de la population de l’Europe, des pays limitrophes, de grands pays, l’Inde, la Chine, et tous ces petits pays qu’on ne sait pas localiser sans une carte, peuvent être balayés d’un coup de vent.

Heureusement, si on peut dire, les vents dominants vont normalement d’est en ouest, en tourbillonnant en fonction des zones d’anticyclones. Les populations européennes vivant au-dessus de 1 000 mètres sont protégées.

Le directeur de cette réunion propose l’instauration d’une loi martiale. Blocage des gens aux frontières. Quarantaines. Interdiction de transferts de fonds au-dessus de 10 000 euros.
Les invités à cette réunion hésitent. Risque grave au niveau des échanges économiques : de la fourniture en aliments, en énergie.
Autarcie, le temps que le virus disparaisse. Il faut compter entre deux à trois mois. L’économie française pourra-t-elle tenir ce blocus ? Les réserves indispensables sont basses.

Ce directeur demande s’il y a des questions.
Oui bien évidemment. Des dizaines de mains se lèvent.

Amélie fait signe à Ambre et Ludwig d’être discrets.

Mais Ludwig ne l’entend pas de cette oreille ! Quand les questions de circonstance, ou pour se « faire bien voir » par les supérieurs, ont cessé, il lève la main et prend la parole, sans autorisation!

— Et Cuba ? Ils ont fait des tests au Libéria sur des malades contaminés, cent pour cent de résultats positifs. Pas beaucoup de sujets, mais c’est une piste à explorer, non ?

En terminant sa phrase volontairement par « non », il impose à son interlocuteur de répondre positivement.
C’est ce qui se passe.

— Nous en discutons immédiatement, si vous le voulez bien.

— Non, discrètement, je ne souhaite pas que les autres participants puissent entendre pour le moment ce que je sais !  ... 

Ce texte date de 2015...

Un lien ? ICI 

dimanche 9 avril 2017

Il y a un an...

Texte écrit en Mai 2016 pour le Tome 5 de l'Hôpital de Montjoie, Kindle Amazon.fr...

... Selon nos services de renseignements, leurs grandes manœuvres avec la Corée du Sud doivent débuter dans quelque temps… L’occasion de voir s’ils peuvent se coordonner un peu, et de consommer quelques centaines de tonnes de fuel pour leurs bateaux ou de kérosène pour les avions.
Cela dit, nous avons une information qu’ils n’ont pas… Le dictateur du Nord, chef d’un territoire de 25 millions d’habitants dont presque 10 millions sont des soldats, va, disons « à titre préventif », tirer certainement quelques missiles et autres cochonneries comme des micros bombes A, dopées. Voir comment les Ricains vont réagir.
Et c’est là que les choses vont se compliquer…
Si les Américains ne disent ou ne font rien, ils perdent la face.
Pour nous occidentaux, ce n’est pas gravissime, en revanche pour les asiatiques c’est le fondement de leur société. De la position de chaque individu dans leur fourmilière.
S’ils réagissent… Nous pensons que les Américains vont peut-être riposter, et que ce sera un beau conflit nucléaire… »

Ludwig, Ambre, gardent le silence. Absorbent ces idées.
« Ce conflit peut se propager ? » demande Ambre.

M. réfléchit.
« Probable. La Corée du Nord est entre la Chine et la Corée du Sud, une frontière commune de quelques dizaines de kilomètres avec la Russie. Un conflit local entre ces puissances est vraisemblable.

Et soyons sérieux, nous ignorons combien de Sud-coréens seront à l’abri, une armée de neuf à dix millions d’hommes peut faire des dégâts. »

Pré commande ! ICI

vendredi 24 février 2017

Un extrait du Tome 5

...
Ambre se met au volant, Cannelle est à l’arrière, ceinture attachée. Et devant, à côté de sa mère, une jeune femme, « chargée » de leur sécurité.
«  Comment t’appelles-tu  ?
— Oh, tu peux dire « Gen » 
— Jane ?
— Non ‘Gen’. Comme dans Gentiane..
— C’est ton vrai nom ?
— Oui…
— Et pourquoi tu nous conduis pas ?
Gen se retourne pour bien la regarder…
Cannelle ne montre pas son embarras, si elle en a conscience.
— Écoute « Cocote ». Je suis là pour vous protéger contre des méchants. Tu crois que je peux vous défendre et conduire en même temps ? Non ! Mon boulot n’est pas de vous servir de chauffeur, mais de garde du corps !
— Cool… Comme dans les « Janes Bond » ?
— Ouais, si tu veux… »

Ambre suit cette passe d’armes avec le sourire.
Elle déclare à Cannelle :
« Si Gen te demande quelque chose, courir ou te planquer ou n’importe quoi, tu lui obéis comme à moi !
— Purée. Quand je vais raconter ça à mes copines !
— Et bien justement, tu n’en parles à personne. Il y a des gens qui ne nous aiment pas des masses. Pas la peine de leur faciliter la tâche, non ?
— Mais moi, je n’ai rien fait !
— Ma puce, tu ne piges pas. Alors je reprends doucement : Si on te kidnappe par exemple, tu fais quoi ?
— Ben, je prends mon téléphone et je t’appelle, non ?
— NON. Si tu es enlevée, c’est ton téléphone qui nous dira tout seul, où tu es… car nous essayerons de te localiser ! Alors, surtout ne pas le montrer. Et tu coupes la sonnerie et tu composes le 112. Et ne montre pas ça aux méchants. »

Elles arrivent devant l’école. 
Il y a une voiture banalisée de l’autre côté, avec deux hommes. Gen les reconnait et fait un signe de main en passant devant eux, le symbole des plongeurs « OK » !
Elle descend de la voiture et conduit Cannelle à la grille. 
« Surtout, tu ne dis rien de tout ça à tes copines.
— Et mon pote (en rougissant un peu) ?
— Surtout pas lui ! Salut, ‘Cocotte’, et tu attends à l’intérieur de la cour de l’école qu’on revienne te reprendre. Et tu ne suis personne, même disant venir de notre part. Compris ? Si c’est le cas, tu dis que tu as un besoin urgent d’aller aux toilettes, et là, tu téléphones à ta mère. OK ? Et tu attends qu’on vienne.
— Bien. Salut Gen ! »

Ambre lui demande : « c’est OK ? » 
« Je crois. On va à la SCEI… et je propose qu’on se tutoie…  en cas de danger, je ne vais pas dire : 
—  Voudriez-vous, s’il vous plaît, Madame Sadaki, bien vouloir vous mettre au sol, en vous planquant contre la voiture !  Je dirais : ‘à plat ventre, fissa ! ’
— Je suis d’accord, Gen. C’est quoi, ton nom complet ? 
 — Gentiane Arena !
— Ouh là là… »

Et elle garde le silence, les deux mains sur le volant, en se dégageant prudemment du créneau.


Vous pouvez commenter !

dimanche 22 janvier 2017

Traditions et religion...

Pas eu beaucoup de temps pour ce blog... Mais je condense mes notes et vous les donne.

Tradition et religion…

La question qui m’est posée (par une amie) est : 

Les traditions viennent-elles de religions ou les religions viendraient-elles des traditions ?

Vaste question.
Il y a tant de traditions et tant de religions… Difficile d’en faire une synthèse binaire. Blanc ou noir.

Historiquement, il nous semble que les traditions remontent à la préhistoire. Bien avant l’histoire, mémorisée sous forme orale puis écrite, l’être humain existait, et cela depuis 600 à 800 000 ans.
Cela laisse du temps pour apprendre que « le feu, ça brule ».

L’histoire ne daterait que de 7 à 10 000 ans. 

Déjà, il y a une grande différence de proportion entre les débuts de l’humanité et son aboutissement à l’élaboration de religions, conservées, avec ou sans altération, depuis 4 ou 5000 ans. (Datation basée sur le Judaïsme.)
Nous gardons le terme religion en référence aux religions monothéistes. Cependant, il est évident, l’histoire de l’Égypte antique ou de Sumer nous l’affirme, avant ces religions « élaborées », il y avait d’autres formes de religiosité. Adoration d’animaux, mythologie (Horus découpé en morceaux et reconstitué par Isis), le déluge… 
Ou les sacrifices humains ou animaux, à certains moments bien précis du calendrier céleste, les équinoxes, les points vernaux, les phases de la lune, tant de points remarquables dans le cycle de 19 ans entre deux lunaisons et conjonctions avec la Terre, identiques (Cycle de Méton, de 235 lunaisons).

De l’observation des astres, pour calculer le temps passé, il a été tentant de chercher dans les constellations d’étoiles, des figures remarquables et de tenter d’en tirer des prédictions. Faire les horoscopes des uns et des autres. Essayer d’extrapoler à partir du passé, ce que pourrait être l’à venir, ou l’avenir.
Passer progressivement d’une observation passive des astres à des déductions actives, en créant les mathématiques. Au début en construisant des « observatoires », pyramides (dans les années −4500 pour la Grande Pyramide)… Ou en s’aidant de rochers plantés en terre, servant de repères traditionnels (Stonehenge par exemple érigé entre environ −2800 et −1100, notation basée sur celle du Christ), dans des régions plus nordiques. Ou d’autres, voir l’Empire Maya et autres.

Mais ces remarques préliminaires nous éloignent de la question initiale.

La religion, disait Cicéron, est le fait de croire qu’il existe une entité supra humaine, divine, et de lui faire allégeance. Supra humaine n’implique pas « faite à l’image de l’homme » ! Si un anthropoïde avait une religion, il penserait alors que son créateur est fait à son image.

Cela nous fait penser que dans le développement psychique d’un individu, avant d’imaginer l’existence d’un être suprême, il faut d’abord à arriver à avoir la conscience d’être Soi et pas un autre.

Sans conscience de Soi, l’amorce d’une religion serait du paganisme ou un ramassis de superstitions.
Et corollaire, on peut très bien avoir conscience de Soi, « d’être », sans forcément avoir un sentiment de religiosité.
Nous pensons en particulier à nos animaux de « compagnie », nous montrent bien qu’en état de danger de mort, tentent d’y échapper. Nous ne pensons pas que cette perception d’un danger (de mort) soit de l’ordre organique, mais bien réflexif, ou instinctif, et lié à une conscience, sans doute moins développée que l’humain, « d’être » et de vouloir continuer à vivre.

Nous venons d’évoquer un processus phylogénétique du passage nécessaire du sentiment de Soi avant de pouvoir passer à une élaboration d’un sentiment de religiosité.
Nous nous permettons de condenser en quelques phrases ce qui a dû demander des millénaires à se constituer. Mais allons plus loin !
Un jeune enfant, avant le stade où il reconnait le visage de sa mère (entre 8 et 10 mois), est au début dans un système dit de « pensée magique ». Il a faim, et hop (si les parents sont de bonne qualité), le sein ou un biberon lui est offert. Il est souillé par ses déjections, et hop, il est nettoyé.
En grandissant, il reproduit en quelques années la genèse de l’humanité. Passer d’un stade « oral » à un stade « ultime » (génital), où il se reproduira.
Il passera par le stade « anal » et à cette période il sera dans l’opposition systématique de ce qui lui est proposé. Ultérieurement, il en conservera des « traits » de caractère, soit dans le refus des contraintes soit dans leur acceptation béate. Même chose sur un plan religieux. Les enfants sont « éduqués » très tôt dans un concept religieux, car plus c’est précoce, plus l’influence ou la soumission sera longue.
Cet enfant conservera aussi des traits de la pensée magique. Soit sous forme de tradition (souvent religieuses) : ne pas manger de cheval, de porc ou d’huitre, pour les Israélites, ou d’autres animaux, comme la Vache pour les hindous, etc. Car s’il fait ce qui lui est interdit, il risque une « punition divine ».
Mais une analyse fine de l’interdit de consommer du porc, peut aussi s’expliquer « traditionnellement », car cet animal, en particulier dans les pays chauds peut être porteur de trichinose, maladie parasitaire. 
Nous pensons qu’une tradition (l’interdit religieux de certains aliments, la prohibition des rapports sexuels par exemple, pendant les menstruations féminines) est basée sur des traditions « récupérées » par les religions qui en ont reconnu le rôle protecteur pour l’individu.
Notre pratique médicale nous a aussi montré que bon nombre d’hommes de religions, en particulier dans le Judaïsme ou l’Islam, sont à la limite de la psychose, s’ils obéissent à tous les impératifs dictés par leur foi. Et que c’est cette obéissance aveugle qui leur permet de garder (plus ou moins) les pieds sur terre.
À noter aussi que l’Église catholique — interdisant le mariage des prêtres — est la religion présentant le plus de cas de pédophilie. Les autres églises chrétiennes ont moins souvent ce problème…

En écrivant ce texte, une évidence nous a frappées.
Habituellement, nous travaillons sans notes papier (ou informatique).
Simplement, si une note a été écrite, copiée, c’est qu’elle avait assez de valeur pour nos réflexions.
Sinon, elle était oubliée…

On pourrait schématiser ces idées, en disant que les traditions ne reposent sur rien de concret généralement, mais elles survivent, car chaque fois qu’elles sont respectées… la réussite est au rendez-vous.

A l’inverse, la religion, la foi dans un dogme, les prières, continuent d’exister, alors que l’épreuve du réel nous montre bien que c’est stupide, sauf pour le réconfort de l’âme.
Prenons un exemple : les joueurs de football (surtout dans les pays très catholiques, Amérique du sud par exemple) se signent (font un signe de croix) avant d’entrer sur le terrain. 22 signes de croix par match ! 
Statistiquement, si cette méthode fonctionnait, les équipes devraient avoir des scores égaux à la fin du match. Et dans toutes les autres compétitions.

Une autre tradition illustre bien la perception d’un phénomène physico-chimique dans la trempe d’un métal et la possibilité de le rendre plus solide.
Au départ un forgeron s’était emporté contre un apprenti et utilisant une épée qu’il venait de façonner, en fer, encore rouge de chaleur, en sortant de la forge. Il l’utilisa pour tuer cet esclave, en le traversant avec cette épée… 
Il se rendit compte plus tard que cette épée était plus résistante que les autres… Alors ses achats d’esclaves montèrent en flèche, comme le tarif des épées d’ailleurs. C’était devenu une tradition.
Un jour, un de ses concurrents, n’ayant plus d’esclave sous la main, décida de plonger son travail encore brulant, sortant de la forge, dans un tonneau où des peaux d’animaux avaient été mises à se ramollir. Le résultat fut aussi bon. D’où économie d’esclaves… Et modification d’une tradition !
Depuis, les métallurgistes on découvert que ce se serait l’urée du corps ou de l’eau du tonneau qui serait responsable de cette amélioration du fer. Ne parlons pas de la cémentation, qui permet d’introduire de la poudre de charbon broyé dans le métal encore chaud. Dureté de l’arme plus grande.

Un certain nombre de traditions fut récupéré par diverses églises. En particulier chez les chrétiens, pour fêter la renaissance du Soleil à la fin de l’hiver. C’est devenu la fête de Noël, tradition ancestrale reprise et « sacralisée » par les prêtres. 
Ce cannibalisme utilitaire des traditions n’est pas l’apanage des chrétiens.
Dans les Îles des mers du Sud, une femme ne trouvait un époux que si elle avait déjà enfanté, garantie de fécondité probable. Nos recherches n’ont pas montré de corrélation entre le désir d’assouvir des pulsions libidinales (de la part des femmes et des hommes), avant de se trouver le conjoint idéal, mais on peut se poser la question de cette finalité ! Et de son « déguisement » ou déplacement vers un idéal : « avoir des enfants », alors que c’est peut-être une simple recherche hédoniste…

Inversement, le nombre d’individus morts en priant leur Dieu, devrait statistiquement, montrer une surmortalité chez les non-croyants. Il n’en est rien. 
Ceux qui abandonnent leur vie entre les mains de leur dieu perdent souvent cette existence, alors que les autres se battront jusqu’au bout pour survivre.

Le nombre de traditions recensées est important.
Ne pas passer sous une échelle…
Ne pas croiser un chat noir !
S’embrasser sous le gui, le soir du Nouvel An…
Ces traditions, la liste exhaustive pourrait faire un tome des 50 nuances de traditions auxquelles vous devez vous plier, avec son corolaire, 50 nuances de traditions que vous pouvez négliger…
Nous y pensons.
Pour «éviter » les foudres des prêtres des diverses obédiences, nous éviterons, par respect pour la crédulité de certains de nos lecteurs de décliner cela en 50 nuances…



Continuons, et utilisons un peu les matrices carrées.
Soit une matrice de 2 x 2, soit 4 cases. Le point de départ de la matrice est en haut et à gauche.
Nous les notons : 
A1 A2
A3 A4

Dans chaque case, nous pouvons mettre une formulation :
T+ ou T- et R+ ou R-

En ordonnant ces éléments, nous pourrions avoir  :

T+ R+ / T+ R-
Et 
T-/R+ / T- R-

C’est simplissime.

La case 1 contient : Tradition positive, Religion positive
La case 2 contient : Tradition positive et Religion négative 
Pour les cases 3 et 4, vous devez arriver à en décoder le contenu sans plus d’effort.

Ces cases doivent vous aider à déterminer la véracité d’une situation.
Devant une assertion (quelqu’un vous dit qu’il faut faire ceci ou cela, sans justifier cet impératif), vous devrez en calculer la partie correspondant à une tradition, et celle à la religion. Le maximum de probabilité = 100, le minimum = 0.
Exemple : ne pas se mettre sous un arbre isolé en cas d’orage, sinon risque d’être foudroyé par un éclair.
Cela ne semble pas un précepte religieux, mais le résultat d’une observation sur plusieurs générations. Donc : T devient 100 et R = 0. Notre assertion ira dans la case A2.

Dans certains pays du Sud, un mort doit être enterré dans les 48 h.
Tradition : 50, Religion : 50 
Mais en fait les 50 points pour la religion ne sont pas justifiés. De même d’ailleurs que les 50 points pour la tradition ! 
La chaleur, la putréfaction rapide des corps avec la chaleur, nous semble justifier la hâte pour la mise en terre du mort.
Nous proposons de modifier en tradition (héritage du passé) à 75 et religion à 25. Mais certaines religions imposent une inhumation dans les 24 h...

Là, nous arrivons à une branche de notre étude non prévue dans la question initiale !
Distinguer : tradition et superstition, et idem pour religion et superstition !!!
La frontière dans les deux cas est assez floue.

Prenons les Commémorations de l’Armistice de 1918… Bon, nous aurions des milliers d’exemples analogues…
Ce n’est pas de la religion : 0, c’est une tradition ! 100.
Regardons le Baptême des chrétiens. 
C’est une tradition, mais de faible poids vis-à-vis de la religion des parents. Disons  20 contre 80. Les parents respectent leur religion !
D’ailleurs, certains pays, (les USA par exemple) demandent à leurs citoyens leur religion. Il n’est pas concevable « de ne pas avoir de religion » dans leur pays.
— Nous pourrions mettre comme Dieu : «  l’argent », mais nous ignorons si cela serait accepté ! 

La circoncision, traditionnelle, mais sous l’influence de la religion. Disons 10 pour la tradition et 90 pour la religion.
L’excision aussi. En Afrique. Une femme non excisée risque d’avoir du plaisir (clitoridien) dans ses rapports sexuels, et donc prendre des amants, et aussi d’être rejetée par sa communauté.

Développons notre réflexion en déviant sur l’athéisme et ceux qui s’en revendiquent. 
S’ils sont vraiment « non croyants », le taux d’observance de préceptes religieux devrait être de 0 ! Exemple = manger des travers de porc le Vendredi saint ! (Avec une bonne grillade et de la sauce barbecue...)
Et si l’individu observe des traditions (non superstitieuses), le taux de ces traditions serait de 100. 
Il y a comme dans tout groupe d’humains des petites variations de quelques pour cent.

Mais si l’on colorie nos cases : rouge pour la religion, bleu pour la tradition, en faisant des hachures plus ou moins fines, les résultats dépendent de la population étudiée…

Donc pas de conclusion pour le moment !

Et un petit tour par la religion…
Les traditions viennent-elles de religions ou les religions viendraient-elles des traditions ?

Le lecteur se rend bien compte que nous sommes dans une indécidabilité, même en utilisant un quadrillage !
Nous nous demandons si les superstitions évoquées avant, ne sont pas un lien entre religion et tradition.
Nous lisons « pas mal »… Dans le Livre des Morts (Egyptien, 'Le livre de Ptath'), il est écrit que la religion nait de la peur. Peur : de la mort, de la souffrance, du danger, pour soi ou les siens.

D’autres ethnies pensent que la mort (arrête des fonctions biologiques) n’est qu’un passage.

Un passage bien récupéré par les diverses religions. En promettant que « de l’autre côté » un plaisir ineffable serait offert au vrai croyant. En attendant, il doit travailler pour ses supérieurs. 

De l’utilité des « Indulgences » crées par les chrétiens… Moyennant finances, on pouvait racheter son âme du purgatoire ou de l’enfer. Argent qui venait enrichir l’Église…  Pas de petits profits…

Si ces petites réflexions vous semblent d’un intérêt quelconque… un commentaire !