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lundi 25 avril 2016

Tome 5, le Nombre Pi...

Comme ça, mes 800 mots de l'après midi. Donc un extrait du Tome 5...
Il prend forme lentement...
Disons que certains points obscurs trouvent des explications dans ce Tome 5 !

L’octogone

Ambre est restée des heures à fouiller sur Internet.

Elle a froid. Même avec des chaussons et un bon pull qu’elle a emprunté à Ludwig.
Celui essaye de trier des papiers, certains datant de plus de trois ans. Il n’y arrive pas comme il voudrait.
Trop de relevés bancaires, de factures (payées), de papiers du Fisc. Il fait des tas sur le sol, empilés sur des chemises en carton, où il écrit l’année et le sujet.
Et malgré cette logique, il se sent submergé.
Il ne peut pas tout scanner, son disque dur, dans le Mac, ne pourrait pas avaler toute cette masse d’informations.
Il regarde Ambre. Sans mot.
Va à la cuisine et fait chauffer de l’eau au micro-ondes. Revient avec un thé au Jasmin, bouillant. 
Elle se renverse en arrière.
— Trop peu de données sur l’Octogone.
Mais j’ai déjà découvert qu’à l’origine c’est un symbole de transition entre le carré et le cercle. Découvert déjà au moins par les hindous. Transité vers les Grecs et sans doute le temple de la Pythie, à Delphes.
Passage discret chez les Romains, puis beaucoup plus tardivement récupéré par d’autres religions, les chrétiens, l’islam. Tient d’ailleurs, je n’ai rien trouvé sur les juifs !
C’est curieux, excuse-moi, mais d’un côté d’Athènes il y a une tour octogonale dédiée aux Dieux du vent. Surprenant, non ?
— Un symbole de transition ?
— Oui la quadrature du cercle ! 
Ambre a pas mal de notions de mathématiques, même si cela fait quelques années qu’elle ne les a pas utilisées.
— Oui, le nombre Pi, est irrationnel et on le considère comme infini. Et le carré est basé sur un nombre rationnel. L’un c’est 3,1415.., l’autre c’est n’importe quel nombre entier comme 1, 2, 3…
Passer du rationnel à l’irrationnel, à l’infini est un problème qui agite les mathématiciens depuis des siècles ou plus. L’octogone est une approche. Plus le dessin comporte de côtés, plus sa longueur approche de celle du cercle dans lequel il est dessiné.
— Et ?
— Quand il y a assez de côtés, le polygone devient plus ou moins un cercle. Mais pas parfaitement.
Ludwig ressert Ambre, qui prend sa tasse à deux mains, pour en absorber la chaleur.
— Et avec un ordinateur ?
— Oh, j’ai trouvé un mathématicien, japonais, je crois, qui offre le programme pour calculer le premier million de décimales de Pi. Et sur demande justifiée, permet à des chercheurs d’aller plus loin encore ! Des milliards de décimales.
Il utilise un programme en binaire, qui permet d’aller calculer sans fin à partir d’une position arbitraire. Et le nombre obtenu est toujours identique, à partir de cet endroit de la séquence.
On se sert de ce programme pour calculer la vitesse de calcul mathématique de son propre ordinateur.

Ludwig voit de quoi elle parle, il l’a utilisé !

Ludwig ne dit rien, mais pense à son idée, il y a quelques années, d’utiliser le nombre Pi pour coder des documents. 
Il n’avait pas dépassé le million de décimales. Il avait fait des tests pour chercher une structure cyclique, une redondance. Une distribution des chiffres. Un par un. La fréquence était d’un dixième. Sur deux chiffres, d’un centième.
Poussé jusqu’à 5 chiffres.
Toujours une fréquence aléatoire, distribuée équitablement. Il avait fait tourner une de ses machines les plus puissantes (pour un amateur, à son époque), pendant plusieurs jours, sans trouver de cohérence. Mais d’autres que lui avaient fait les mêmes essais. Trouver une cohérence dans la suite des chiffres de Pi serait le Graal des mathématiciens, et le prix Fields. Il n’y a pas de prix Nobel en mathématiques, car un des deux frères Nobel avait sa femme qui s’envoyait « en l’air » avec un mathématicien justement…

Il se retourne vers Ambre.
— Le rapport avec la religion, en général, et les chrétiens en particulier ?
— Je ne suis pas certaine, mais si un individu pouvait faire une démonstration de « la quadrature » du cercle, le passage du trivial, le rationnel, au sacré, l’irrationnel, cela pourrait ébranler pas mal de religions.
Ils gardent le silence un moment.
Ambre reprend.
— J’ai aussi trouvé des Mandalas, dessins d’origine asiatique, hindoue, mais pas uniquement. Des figures qui s’interpénètrent de plus en plus. Une image pour aider les yogis, les lamas et autre à se concentrer, à changer leur conscience. Atteindre un niveau incroyable de perception de l’Univers.

Certains Mandalas sont basés sur cet octogone. Mais je commence à fatiguer. Je suis un peu largué, ce n’est pas vraiment mon domaine de compétence.
— Tu voudrais manger quoi ce soir ?
Ambre médite.
— Des glucides. Pas ou peu de viande. Du chocolat. Pas de lait. Un peu de bordeaux !
Il se lève et va l’embrasser.
Remet un peu de bois dans la cheminée et va vers la cuisine.
— Faudra faire des courses !
— Et des trucs pour tes chats aussi, il n’y a presque plus rien ! Et les chiens, tu y penses ?

La suite plus tard...
Ou le début ?





mercredi 6 avril 2016

Petite erreur...

Dans mon "post" précédent j'évoquais les honoraires de 400 euros par vacation (de 13h30 à 18h30).

Un de mes z'hororables correspondants me signale que c'est 400 € par mois (4 vacations).
Vous ôtez 25 % de charges sociale (à votre charge donc), resterait 300 euros ! Wouiiii...

Ouf enfin quelque chose qui baisse...

75 euros par vacations de médecins, pour 5 heures de présence (et parfois de travail...) soit 15 euros de l'heure c'est plus que raisonnable pour ces nantis...

Après le reste, enfin un nivellement par le bas.

dimanche 3 avril 2016

Je jette une éponge !

Mon coup de gueule... Ou les dessous du tome 1 !

Oui.. J'ai été sollicité par un collègue, il y a deux jours pour re prendre des vacations à l'Uplu...
Des présences de 13h 30  à 18 h 30...

Il semble que ce soit payé (assez bien) dans les 290 ou 300 € (bruts).
Mais moins in fine, qu'une femme de ménage... En tarif horaire.. (Impots, cotisations sociales, 25 %) etc.

Mais à mon grade, au moment de ma mise à la retraite j'étais au dernier échelon des "Praticiens Hospitaliers" (le fameux 13 ème..) à un peu plus de 7 000 € par mois.

Oui, autant qu'un député non véreux.

Ou qu'un médecin gagnant dans les 21 000 € bruts avant cotisations, impôts etc.

Mais ces dernières nuits je me suis demandé s'il fallait reprendre le collier pour un salaire de merde (à mon niveau d'(in) compétence ou d'études) ou servir à boucher des trous que le gouvernement à contribué à creuser ! A pallier au manque de médecins.

Et puis de fil en anguille j'ai médité sur mes rapports parfois conflictuels, avec mon Hôpital de rattachement. Disons, Foucault, pour ceux qui connaissent mes livres...

En vrac : embaucher un Directeur des services (pas sévices) informatiques pour investir 200 millions d'Euros (je crois le chiffre exact), pour installer une salle de serveurs, avec une belle climatisation (qui a pété en bloc quand la température à dépassée un jour de juin les 37 °)...

Car les trois thermostats étaient sur la même "consigne" : 37°.  Moi j'aurais mis en progressant : 35, 36 et 37 pour que rien ne pète en bloc... Mais en cascade... Avec lancement des sauvegardes...

200 briques (pas des Légos)... Alors que devant les problèmes de mise à jour des ordinateurs j'avais proposé une architecture "décentralisée" : Chaque lieu de soin ayant son ordinateur (ou plus) relié à l'ordinateur de son secteur... Et travail en temps réel sur l'ordinateur du secteur. Au lieu de faire des mises à jours la nuit.

Tarif calculé à l'époque : dans les 200 000 euros (hypothèse super haute)  contre 200 000 000 pour ce qui a été retenu...

Mais je souligne ce point car en discutant avec des amis du Rotary (quand j'en faisait partie) j'ai appris que les marchés publics étaient légèrement "truqués", genre je dis 100, tu dis 150, j'emporte le marché et ensuite : oh problème ! Finalement (le chantier étant à moitié terminé), ce sera 160..  Vrai.

Et au niveau informatique, l'équipe de génie qui avait fait la centaine de tables pour enregistrer l'activité des services, avait codée l'année sur un octet (donc de 0 à 9). Bien de 2000 à 2009...
Mais problème ! Que faire en 2010, 2011.. etc.
Je me suis battu six mois pour modifier deux ou trois lignes d'instructions (passer de l'interprétation décimale à hexadécimale), soit de 2000 à 2015 ! On va rire cette année (car on est en 2016).
Donc de 0 à F (hexa).

En Hexa on va de 0 à 15. Je plains mes ex collègues informaticiens, et pourtant c'est simple de passer de 1 à 15 puis de 1 à 36 ! Oui : l'alphabet de A à Z !
Mais il y a des informaticiens myopes...

Pour revenir à mes moutons, oui, j'ai vu des subordonnés de Muraï, falsifier des données d'un programme commis pour mon service et des publications internationales qui sont fausses.

Alors ?

Ben non je ne vais pas reprendre du service pour cet hôpital de Merdre (Foucault)... Je regrette, j'aurais bien aimé retrouver mon ancienne équipe.
Mais je ne suis pas sur un registre sado-maso... D'autant que cet EPS, cet HP, me doit encore de l'argent.. Oh pas grand chose, dans les 1500 euros... Un plein d'essence de temps en temps...
Bonne semaine à tous et toutes...
Sylvain Scapa, Ex PH13...

mardi 15 mars 2016

Un livre géant !

Retour à la cité des Monstres...

Attention !
J’avais déjà lu des ouvrages de F. SOULIER, mais celui-là « Retour à la Cité des Monstres », vaut son pesant de moutarde arrosé de Cognac.

Un des polars noirs les plus incroyables lus depuis quelques années !

Un grand auteur, je le dis sincèrement, meilleur que moi (!), qui a chaque phrase vous attrape par les burnes et tord.
J’ai mis quatre jours à le lire (moi qui lit un livre en deux heures ordinairement).
Ce type est un géant…
(Je ne connais pas les autres en dehors du « Trou du ver… » déjà pas mal, mais ce livre est géant ! 

Je l’ai chargé lors d’une promo, et je ne regrette pas, merci, Frédéric. 
Tu dépoussières un genre trop convenu.
Tu fais acte de salubrité publique. 

Ce livre, l’histoire de la vengeance d’un type qui en a bavé, est fabuleux.

Je n’en dis pas plus, mais je coche les milliers de phrases que cet artiste nous a concoctées !
Et je compte bien en utiliser une ou deux, pour mes propres textes, car ce bouquin (Kindle) est incroyable.
Violence, méditations, vaudou, etc. Vous en aurez pour votre argent !
Prenez-le, ce texte est « pas mal »…

Merci de ces moments exceptionnels de détente, entrecoupés de crises de fou rire !
Bravo. Tu vas monter dans le top 100 et y rester longtemps je pense !

S.

samedi 12 mars 2016

Livre Tome 1 sur WattPad...

suivez ce lien...
Hôpital de Montjoie, Tome1

Pour ceux qui dégustent lentement mes textes...
Un site de lecture gratuite...

Cela vous évitera d'acheter la version kindle à 2,99 pétrobouzoufs...

Seule condition : vous y inscrire (gracieusement...)
Désolé pour la pub au bout de chaque "segment" (chapitre), c'est le moyen de gagner de quoi vivre un peu... (Pour ceux qui mettent Wattpad à votre disposition, gracieusement...)


jeudi 3 mars 2016

Interview...

Premier interview par Allisson, pour  son blog.

Interview

1) Bonjour, pouvez-vous vous présenter en quelques lignes ?

Bonjour ! Né en 1946. Commencé à travailler vers 5 ou 6 ans (oui, l’école est un travail !) Diverses études (longues) et exercice de la médecine (35 ou 40 ans), de l’informatique (depuis 1979), de la photographie et des voyages.
Quand aux livres je ne peux pas répondre, j’en ai un ou deux milliers. Techniques, médicaux, artistiques (Soulages par exemple, que je connais personnellement depuis 1992), Science Fiction, Histoire. Trop pour dire que j’aime un genre plus qu’un autre !

2) Comment est venue l’envie d’écrire et surtout l’envie de publier?

Devant cesser de travailler fin 2010, j’ai refusé de laisser s’atrophier mes 4 neurones.  J’avais envie d’écrire depuis des années (au passage, je racontais à mes enfants le soir, des petites histoires, et s’ils réagissaient bien, le lendemain je les notais). 
Mais je ne suis pas « un écrivain », juste un « conteur » d’histoires…
Jamais eu le temps de faire un roman, cependant je me suis mis devant mon clavier le 10 juin 2010… Vers 20 h du soir !
Et j’ai commencé une histoire, dont je savais que ce serait une enquête médicale et policière dans un hôpital de la région parisienne. Pas de plan. Juste une grande page, avec mes personnages (bons ou méchants), leur signe zodiacal, le contenu de leur frigo, leurs chats éventuels, leurs amours ou peines…
Puis révision avec une de mes collègues. Impression, recto verso, reliure et envoi à sept éditeurs. Sept refus…
Découverte d’Amazon, des Kindle et surtout lecture possible des premières pages de plusieurs livres.
La claque. 
Mon histoire tenait la route, mais était mal présentée, structurée. J’ai tout repris !

3) Où trouvez-vous l’inspiration?

Je dirais : dans mon lit ! La nuit quand j’ai une insomnie, je pense à ce que j’écris, à mes voyages dans les îles, à mon ancien métier et à l’informatique, Internet, la révolution numérique. Et vers 16 h du matin, je transcris mes cogitations… Avant de me recoucher.

4) Pourquoi avoir choisi de publier en auto-édition? Où peut-on trouver vos romans?

Pourquoi ? Parce que j’ai été rejeté par des Éditeurs (qu’une critique littéraire m’avait indiqué) ayant leur fonds de commerce sur le suspens, les thrillers, etc. Alors Amazon !
Et bien sûr, mes textes (numérique ou papier) sont disponibles chez Amazon (sans exclusivité genre KDP Select). Il suffit de chercher « Sylvain Scapa… »
Les versions papier viennent des USA (Create Space) ou de GB, Allemagne. Les versions numériques par la magie d’internet et du Wifi…

5) Est-ce qu’il vous arrive de discuter avec vos amis de vos ouvrages? Qu’en pensent-ils ?

Discuter ? Non. Même mes enfants n’ont pas lu mes textes. Sauf un, le premier tome.

En revanche via un réseau social bien connu… (humour) où j’ai une page (Hôpital de Montjoie), j’ai découvert que bon nombre de mes lecteurs viennent vers moi, et nous échangeons sur tout et rien. Même des recettes de cuisine. Elles ou ils deviennent souvent des amis, et parfois je les rencontre à Paris devant une bonne table !
Pour les discussions, sans se connaitre, les critiques sur Amazon sont ou impitoyables —souvent anonymes— , ou au contraire très bonnes… Cela m’aide à progresser.

6) Pouvez-vous me parler en quelques mots de chacun des livres que vous avez publiés

En quelques mots… Actuellement j’offre à la lecture quatre tomes de la saga « Hôpital de Montjoie ». Papier et numérique. Soit chaque tome du 1 au 3 (ils sont aussi condensé en une trilogie) et le 4 à part. Le 5 est en cours de rédaction. 

Le premier tome est la rencontre de mes deux héros, une enquête sur la mort suspecte d’un de leurs patients. Et découvertes d’un groupe de «méchants», des services secrets, et pleins de choses douteuses… Le tout dans le domaine médical.

Le second est une variation sur une nouvelle technologie de stimulation cérébrale employée dans le tome 1.

Le troisième est dédié à un voyage en bateau jusqu’aux Seychelles, et retour pour tenter d’aider dans la lutte contre l’Ebola, qui l’a déclenché et pour quels motifs !

Quant au dernier, le tome 4, réclamé à cors et à cris par mes premiers lecteurs ou lectrices, on trouve en vrac les paysages de la Drôme, un trésor, un kidnapping, le Vatican qui s’en mêle, et une fin assez surprenante sur le conditionnement de ceux qui ne sont pas des milliardaires ! 

7) Est-ce que l’emploi que vous occupez vous laisse du temps pour l’écriture ? Où est-ce que vous vous consacrez pleinement à l’écriture?

Je ne travaille plus, donc mes temps libres, en dehors de tailler mes rosiers ou de restaurer une vieille voiture de sport,  je m’occupe d’un pavillon que j’ai acheté il y a quelques années, c’est mon île déserte, pas de voisins, quelques chats qui viennent déjeuner…

Et j’écris, souvent très tôt le matin, puis quelques heures l’après-midi. J’essaye de faire entre 500 à 1000 mots par jour, sachant que ma collègue, amie et re lectrice en fera sauter au moins un tiers !
Je peux dire qu’en dehors de choses bassement triviales ou redondantes, comme faire des courses ou les repas, oui, je me consacre entièrement à l’écriture ou à déchiffrer de temps en temps des partions de piano.

8) Avez-vous des moments propices pour écrire ?

Non. Quand je n’écris pas (le matin et le soir) je note sur mon téléphone les idées qui passent. Et je lis beaucoup aussi, car « raconter des histoires », me fait modifier ce que j’écris. La lecture des autres (les bons) me montre ce que je dois améliorer. L’architecture d’une phrase, d’un paragraphe, d’un chapitre… Mais je ne veux pas tomber dans un dogmatisme pédant. En fait, j’écris presque toujours (trop) rapidement, en suivant mon instinct.

9) Êtes-vous sensible à la critique littéraire? Travaillez-vous avec des blogueurs?

Oui, je suis sensible aux critiques, surtout quand elles sont postées anonymement sur Amazon…
Je ne travaille pas avec des blogueurs (j’ai mon blog, un peu fourre tout), mais je ne suis pas assez connu pour être sollicité dans ce domaine. 

10) Qu’avez-vous pensé de cette interview ? 

C’est ma première interview… Un peu « intimidé », comme un entretien d’embauche ! J’espère avoir réussi à être le plus honnête possible et que la lectrice ou le lecteur le sentira !

Un commentaire d’une lectrice.. Marie LVM, sur la Trilogie !

Et surtout, il y a ce que j’appellerai le « style Scapa ». Un style efficace, des phrases courtes, dépouillées, allant à l’essentiel. Sylvain Scapa écrit comme on parle, sans chercher à donner dans les belles tournures si souvent employées par des écrivains qui n’ont rien à raconter et qui font se pâmer les adorateurs de belles lettres, quitte à s’endormir à la page deux. Avec lui, au moins, on ne s’ennuie pas. Son livre est proche du scénario de film. Chaque scène est découpée, présentée, dessinée comme si elle était prête à être filmée. Oui, on imagine bien ce que l’adaptation au cinéma pourrait donner.

Sans lecture, les êtres humains ne sont que des animaux. Et hélas, certains textes les poussent à se faire la guerre…

Je vous remercie de m’avoir consacré du temps pour répondre à cette interview. Je vous souhaite plein de bonnes choses dans le monde de la littérature. 

C’est moi qui vous remercie de m’avoir donné l’occasion de m’exprimer, un peu.
Sylvain Scapa, ce 3 mars 2016

(Références : Amazon.fr, Sylvain Scapa ou Google !)


mercredi 24 février 2016

Les Mutantes....

Les mutants du mardi. Ou mutantes.

Or donc, chaque lundi (quand j’y pense) j’informe l’honorable assistance publique qui me lit en noir et blanc sur mon blog : « Demain, pas de mutantes ! »
On (au moins une personne) me demande ce que cela veut dire…

Alors, il était une fois (once upon a time..) !

Il y a 35 ou 40 ans, une jeune médecin faisait son internat dans un des plus vieux hôpitaux psychiatriques de France. 
Un asile.
Je ne vous décris pas l’ambiance lugubre de ce vieux couvent, devenu l’Hôpital de Navarre, mais certaines parties étaient condamnée et ce jeune médecin, avait heureusement, dans son trousseau de clés, le fabuleux « passe » qui ouvre toutes les portes, sauf de la Trésorerie générale et du bureau du Directeur…
Sachez quand même que ce cloitre était entouré par des bâtiments « en dur », dont la moitié était fermée à clé. 
Un dimanche, de garde, il décida d’explorer ces zones interdites, tant aux malades (de psychiatrie) qu’aux soignants.
L’horreur.
Nous étions pourtant en juin, beau temps à l’extérieur. Chaud même. (C’était avant la COP 21.)

Il déverrouille une porte, la coince avec une pierre, car pas de possibilité de sortir de l’intérieur… même avec le passe. Porte à sens unique.
Un immense couloir. Glacial. Et de chaque côté, ce qui devait être des cellules pour moines ou autres membres du clergé.
Rien à voir avec le « Château » où était logé le Directeur ou les bureaux administratifs…
L’étage des internes était le plus élevé. Heureusement, il y avait un ascenseur…
Une cuisine, et une demi-douzaine de chambres, attribuée en fonction de l’ancienneté dans l’établissement.

(Pendant que j’écris, une chatte vient de s’écraser mollement contre le rebord d’une fenêtre, signe qu’elle a faim, et « que ça saute », alors je viens d’aller la nourrir…)

… Un retour sur ce couloir, presque pas éclairé, entre les cellules, les lames de parquet disjointes par l’humidité. Du solide. Sans doute du chêne. 
 Des cellules (je me répète), avec des portes aux quelles on avait mis des serrures extérieures. Du solide, du massif. Des chambres de deux à trois mètres de long sur deux de larges. Des bas flancs. 
Même pas de bruits de rats. 
Certaines avaient 4 « couchettes ». Toutes pourries, par l’humidité et la vieillesse.
J’ai calculé que cette aile du couvent devait pouvoir abriter au moins une centaine de « pensionnaires »…

Mais revenons à notre jeune médecin.
Sa garde de dimanche terminée, il apprend que son remplaçant du lundi ne viendra pas. 

Malade. Oh, un médecin malade ? Pas normal…

Donc obligé d’enchaîner sur le lundi. De se faire la cuisine. (La cuisinière ne venant pas le dimanche, ni le lundi, ni le soir).
Heureusement, il y avait un vieux frigo, fermant à clé, où étaient stockées quelques provisions de bouche.

Le lundi, ce médecin prévient son CMP qu’il ne pourra pas venir, et passe sa journée à mettre à jour ses dossiers.

Le soir, les alcooliques habituels du lundi soir, une surprise vers 22 h, un jeune malade qui venait de se tirer une balle de .22 long rifle, entre les deux yeux, et passé ensuite aux urgences de l’hôpital général, projectile n’ayant (heureusement) pas touché le croisement des nerfs optiques (le chiasma), donc pas devenu aveugle !

Juste sonné par sa tentative de suicide. Et impossible de retirer la balle. Donc, direction hôpital psychiatrique…
Reçu, sédaté, au lit, dans une « chambre normale »…
Et notre jeune médecin retourne dans sa chambre de garde…
Grande chambre, dans les 20 mètres carrés. Une douche dans un local commun. Pas de TV (ouf), mais son poste de radio, pour écouter du jazz. Le téléphone est bien branché, il prévient la loge qu’il est « dans ses appartements » (sourire).
Car l’hôpital est grand. Et chaque fois qu’il va, la nuit, d’un pavillon à un autre, il prévient la loge de l’endroit où il est, en cas d’urgence… Pas de radio ou de bip.

Et vers 1 heure du matin, coup de fil. Une « urgence ». 

Il va dans le pavillon où sera le patient, s’installe dans le bureau de consultation, plein de vieilles bibliothèques, de vieux livres, des classeurs pour les dossiers (l’informatique était balbutiante et certainement pas pour des médecins).

Deux infirmiers (musclés) font entrer un jeune homme, terrorisé, se débattant, et acceptant quand même de prendre place dans le fauteuil face à son bureau.
Il transpire, regarde autour de lui avec inquiétude, bredouille et demande à entrer chez lui.
— Pourquoi cette angoisse ?
— Parce qu’ils vont venir égorger ma famille !
— Qui ça ?
— Les mutants ! Ils sortent de terre et égorge, sucent le sang, arrachent le cœur de leurs victimes !
— Oh oui certainement. Mais c’est tous les jours ?
— Oui, tous les jours, sauf le mardi. Je ne sais pas pourquoi !
—Hum… Et nous sommes quel jour ?
— Lundi, je crois !
— Quelle heure ?
Il regarde sa montre. Il est une heure et demie.
Ce jeune médecin lui montre le calendrier mural :
— Alors, nous sommes mardi ? 
Il n’y a JAMAIS de mutantes ou de mutants le mardi !

Le tout avec une force, une conviction et une certitude qui ébranlent le patient.

Le jeune regarde sa montre, la date, et convient :
— Oui, nous sommes mardi. Ouf !
— Bon dans ce cas, pas d’inquiétude pour cette nuit. Je vous mets dans une chambre, un petit sédatif pour faire un bon dodo, et l’on en reparle demain après le petit déjeuner. D’accord ?
— Oui, Docteur… Merci, vous me sauvez la vie.

Voilà pourquoi, parfois je dis : « Pas de mutants demain »…

Bonne journée…