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mardi 9 février 2016

Tome 5... Petit extrait !

Chapitre 7

Il n’y a pas eu de déception de part et d’autre. Elle dort en suçotant un coin de drap.
Il se sent détendu, retrouvé en lui-même.

En plongeant dans le sommeil, il se souvient d’un passage en Guyane. 
Un des hauts responsables de la SEP (Société européenne de propulsion), lui dit que les moteurs d’Ariane 1 explosaient sans prévenir. Effet Pogo : mise en vibration aléatoire de tout le système d’alimentation en comburant et carburant. Ludwig avait évoqué la possibilité d’ajouter de limaille d’aluminium, dans le comburant, de taille différente, pour casser ces vibrations… Ce directeur de la SEP, basé à Vernon, l’avait regardé en méditant… Rien exprimé. Mais un mois après il l’avait invité avec son amie de l’époque pour les faire dîner chez lui, leur présenter sa femme, et l’air de rien avait interrogé Ludwig sur son parcours. Ses connaissances en technologie. Sa mémoire.
L’examen a été favorable, car au moment du dessert il a déclaré, en lui donnant une pochette d’Air France, « voici vos billets aller/retour » jusqu’à Cayenne, une de mes secrétaires vous attendra à l’aéroport, et vous emmènera à ma maison qui sera libre pendant deux semaines pour les vacances de Noël. Cela vous tente ? La voiture sera à votre disposition et l’essence, vous aurez une carte Total, ainsi que les repas à domicile. 
OK ?
Ludwig avait regardé sa compagne de l’époque, un signe d’approbation.
La Guyane. Pays mythique pour lui. Un peu plus loin que la Grèce ou l’Espagne !
Il avait demandé : Pourquoi ?
— Le Pogo. Idée simple, résultat au-delà de nos espérances. Nous avons aussi prévu pour vous une visite VIP du centre de lancement à Kourou. Vous verrez, c’est peu ordinaire. Mais vous le méritez.
Et c’est ainsi que Ludwig avec son amie, se sont retrouvés dans un beau pavillon, dans le « quartier des missionnaires », avec à 18 h le camion pour pulvériser du DTT, contre les moustiques et la malaria, pendant deux semaines.
C’est là que Ludwig découvre les brochettes de queue de caïman, marinées au vin blanc avec des aromates. Un goût entre les cuisses de grenouilles et le poulet. Passé la première révulsion, il se rend compte que ce n’est pas mauvais !

Et des excursions.

Dont une remonté de fleuve (ou de rivière), la Conté, jusqu’aux premières cataractes. 48 h de bateau à fond plat.
En le chargeant avec le pilote et propriétaire, il apprend qu’ils ne seront que six. Eux deux et quatre journalistes.
Ils chargent des caisses de nourriture et des bouteilles de rhum !
Ludwig demande quels en sont les destinataires.
L’autre, le pilote, lui dit vous allez comprendre.

Et une découverte incroyable. Un petit fleuve ou une grande rivière, grise de boue, comme l’Amazone, des arbres gris aussi. Feuillage verdâtre. Des racines découvertes, plongeant dans l’eau. Des palétuviers. Le bateau ne va pas très rapidement, mais au bout de la journée ils auront fait entre trente et quarante kilomètres.

Et de temps en temps une tache bleue, au loin, un Morpho, papillon assez grand, aux ailes bleues métallisées, visible à 500 m.

La première nuit, ils l’ont passée dans une tente à quatre places, sur la seule île avant les cataractes, les autres dormants dans le bateau.
Ludwig a un début d’angine, mais elle passera dans la journée du lendemain.
Le lendemain, halte et découverte d’un campement de Hmong. Toute une portion de la jungle a été offerte à ces réfugiés Laotiens, du temps de Chirac, pour qu’ils s’y établissement. 
Et le résultat est magnifique. L’avenue principale est « La Rue de la Paix ».
Des maisons bien construites. Un petit bout de Normandie en pleine jungle.
Le terrain est défriché, des pelouses plantées, une école avec une « détachée » de l’éducation nationale (de Lille) pour trois ans, qui apprend le français à trois classes, les petits au milieu, les moyens à droite, les grands à gauche.
Et la prof leur apprend le français, eux lui apprennent le Laotien. Au tableau noir !
Ludwig fait des photos, hélas, en argentique. 
Et le rhum ?
C’est pour les touristes.
Vrai. Ils vident chaque jour une bouteille de « Ti Punch », ils ne ressentent pas les effets de l’alcool, la transpiration leur fait éliminer très rapidement ce toxique. Mais les moustiques, se risquant à prendre un peu de leur sueur, boivent et titubent avant de tomber à terre.

Ils reviennent à la base de départ, reprennent leur voiture, direction leur « maison ». Grandes douches, et dodo.


A suivre !

vendredi 5 février 2016

Du grand ART ?

Hôpital de Montjoie !

Présenter ce travail est un sacré défi. (Auto dérision de l'auteur parlant de lui à la troisième personne).

Sylvain Scapa se positionne comme « Conteur », refuse le terme d’écrivain, et pourtant la lecture de ses quatre tomes, nous montre la richesse de son talent pour « mettre en scène » des situations, nous décrire des lieux ou faire des dialogues. 

Associer des êtres différents : un médecin, psychiatre, grand amateur d’informatique et de jolies filles, et une belle femme, justement, portant le doux nom d’Ambre, qui commence à travailler avec lui au début du tome un, et progressivement l’histoire s’enrichit de nouveaux personnages, des pas beaux, des méchants, des gentils aussi… Mais celui qui est dans le camp opposé peut aussi se retrouver dans le camp des bons.

Et ce n’est pas n’importe quoi ! 

Si l’histoire dans le tome «Un» démarre doucement par la mort d’un des patients du Docteur Ludwig Jellicoe, elle serpente, puis passe de plus en plus rapidement vers une fin incroyable, avec la finesse d’analyse d’Ambre, sa cadre infirmière. 
Chaque tome, suivant le premier, passe par ces moments de tensions puis de relaxation.
Et ce qui interpelle les lecteurs ou lectrices, ce sont ces moments calmes, décrits presque avec volupté, lentement, et brusquement l’action vous arrive en plein visage, des phrases courtes, des situations parfois d’une grande violence, vous laissant pantois ! 

Cette alternance est assez géniale. Pas de longues descriptions glauques des situations « dangereuses ».  Une fine observation des réactions de protagonistes, des portraits laissant la place à votre imagination !
Et ces moments de calmes, parfois des lieux, ou de la vie quotidienne.

N’oublions pas l’érotisme.

Car ces textes, pour ceux qui savent lire entre les lignes, est un hymne à l’amour.
D’un côté comme de l’autre, chez les bons comme chez les méchants…

Vous retrouvez, dans tous ces textes, les concepts de la Programmation Neuro Linguiste, l’acronyme VAMOS : Visuel, Auditif, Moteur, Oralité et Sexualité.
Et quelques pincées de psychiatrie, de psychanalyse, dans un langage abordable pour le néophyte et parfait scientifiquement pour «  l’Honnête Homme » !

Une série à lire, pour son côté scientifique, thriller dans des hôpitaux, extension à des recherches de trésors ou des enquêtes sur des manipulations dont vous ne vous rendez peut-être pas encore compte !

Et pardonnez-lui son côté « sadique » : lancer une piste, puis la laisser, pour la reprendre 50 pages plus loin, ou dans le tome suivant, ou une piste amorcée bien avant, mais que vous avez oublié.

Du grand ART ! 

Le dernier est en ligne ! Tome 4 

Bon week-end sous la couette...

lundi 18 janvier 2016

Quelques explication sur l'Hôpital de Montjoie !


A la demande unanime d'une personne, je dévoile quelques pistes pour comprendre l'Hôpital de Montjoie !


Bref résumé des Tomes précédent le 4.
Certains me reprochent de ne pas comprendre la logique des mes histoires. 

J’en suis ravi.

Comprenez-vous la logique de votre propre histoire, de vos parents, grands-parents et encore plus loin ?
Donc ce qui était au début un « exercice de style » (le Tome Un) est devenu une saga, au sens « nordique du terme » ou de Babyloniens (cf Gilgamesh et Enkidu, en Mésopotamie)…

Mais je ne dévoile pas tout !

Tome Un.
Un de nos héros principaux, le docteur Ludwig Jellicoe, pratique son travail de « psychiatre » et « d’informaticien » dans divers hôpitaux.
C’est là qu’il fait la connaissance d’Ambre Sadaki, alors qu’elle postule pour un poste de cadre infirmière dans son unité.
Il a d’abord hésité, mais lui donne finalement sa chance.

La mort d’un de leurs patients, le pousse à rechercher l’origine de ce décès.
Une nouvelle technologie est employée dans le service dont il est membre.

S’ensuit une enquête complexe, avec l’aide de l’un des ses anciens patients, longue et difficile, pour découvrir que cette mort n’est pas anodine.

En effet le chef du service où travaille Jellicoe fait faire des examens biologiques poussés sur les « candidats sains », dans le but d’éventuellement les utiliser comme donneurs d’organes.
La fin de ce Tome Un est assez violente.
Jellicoe est blessé par son chef de service, par arme à feu.
Il sera sauvé par un chirurgien qui va lui extraire une balle « unique » mais lourde de conséquences dans sa relation avec sa « Cadre », Ambre Sadaki.

Tome Deux.
Le matériel utilisé par l’ancien chef de service de Jellicoe, matériel basé sur l’utilisation des champs magnétiques, sera reconverti pour explorer les pensées des sujets et au bout d’un certain moment, partager à deux des rêves. 
S’ensuit une plongée dans le monde d’Achéron (nom du programme) pour nos deux héros. 

Notre héros part dans ce rêve, sans souvenir de son identité.

Ils se découvrent l’un et l’autre. Dans le rêve, le temps n’a pas d’importance. Ils passent ainsi quelques semaines ensemble, et ce n’est qu’à la fin que Jellicoe retrouve sa mémoire en remontant "à la surface"...

Par la suite, il est nommé « chef de service par intérim ». 

Un patient lui apporte, dans un étui à cigarettes, une lettre datant de la Seconde Guerre mondiale. Il y découvre la piste d’un trésor et part à sa recherche.

Tome Trois.
Devant les difficultés d’Ambre Sadaki pour partir avec lui, il achète un bateau et va seul vers la Crête. Mais l’appel au secours, en rêve, de sa "cadre" le fait revenir en France. Il n’en repartira qu’avec elle. 
Et c’est une belle histoire de navigation du Havre jusqu’aux Seychelles. Puis le retour en France.

Entretemps, il apprend que l’un de ses adversaires n’est autre que son fils. Ils ont sympathisé, Jellicoe ignorant leur filiation.

Une épidémie du virus Ebola lui a permis de devenir très proche de ce fils débarqué dans sa vie, sans prévenir.

Tome Quatre 

Cette suite nous fait découvrir un aspect méconnu de Jellicoe.
Ambre et lui découvrent les charmes de la Drôme profonde où Jellicoe possède une maison. Son fils, sa belle-fille viennent les voir avec leur enfant.

Des événements curieux arrivent arrivent alors, qui laissent soupçonner une implication du Vatican. 

Ensemble, ils continuent leurs travaux de recherche sur les trésors des Templiers. Et aussi sur des sabotages dans une plateforme pétrolière dont la France détient une part importante, au large de l’Afrique.
La fin est assez violente.
Il n’est pas mauvais pour se défendre si on lui cherche noise.  

Mais il faut lire les trois tomes ou la trilogie, pour apprécier complètement ce Tome Quatre. 

A vos tablettes !

dimanche 17 janvier 2016

Les idées sont contagieuses ?

Les idées sont contagieuses…

Certaines sont mortelles. D’autres, bénéfiques…
Mortelles, voir les guerres actuelles au nom de la religion…

Bénéfiques (peut être ?)
J’écris cela, après la dernière mise à jour du Tome 4 de l’Hôpital de Montjoie.
(Papier et Kindle).
Vous le savez, si vous me suivez un peu ! Car je n’ai pas trouvé le moyen de connaître qui lit mes textes (je suis sur Blogger, pas assez doué pour passer sous Wordpress) et je m’en fiche. 
Je ne souhaite pas une « mise en page qui vous fasse monter au plafond ». 
Simplement, exprimer à un certain moment quelque chose. C’est donc forcément décousu, fractal et quantique.
Mais j’ai quand même reçu depuis une semaine trois commentaires qui me disent de continuer avec mon style si particulier. Le style SCAPA.
Merci.

Dans le Tome 4 (oui j’ai découvert ça dans un autre blog) qu’il faut parler de la genèse de son histoire, du pourquoi du comment, du car parce qu’etc.
Foutaises ?
Peut être pas…
Vous êtes un certain nombre (important et dépassant mes espérances !) à avoir chargé la Trilogie.

Le Tome 4 est très intimiste au début ! Cela ne convient pas à tous ceux qui veulent de l’action. Il faut la mériter ! Le début est assez fort quand même !
Car la fin devient vraiment de l’action. Forte.

La dernière page en particulier…

Une lectrice me dit que c’est potable !
(Dans le sens qu’elle a failli se noyer dans son bain, tant la fin est improbable et si vraie).

Alors si vous avez une tablette pour lire les .mobi (Format des Kindle),  vous pouvez tenter votre chance et si ça ne vous plaît pas, je reverserais votre achat à des nécessiteux ou à mes œuvres…. 
Le lien Kindle est en dessous !
Et puisqu’on y  est, essayez de grouper tous vos achats sur le même jour ! Demain, si vous y pensez (lundi 18).
Cela me permettra peut être de franchir la barre de TOP 50 du suspens, etc. Ras-le-bol d’être uniquement dans le top 100.
La bise aux filles, salutations aux autres ! 
S


Le lien vers le Tome 4 (Kindle)! 
   Lien

vendredi 15 janvier 2016

La trilogie "papier"

Et un commentaire agréable de plus...
Merci Ana ! (et nous ne connaissons pas dans The Real Life, on peut le prendre donc comme réel !), pas du copinage !

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Commentaires client les plus utiles

Par Ana Steel le 15 janvier 2016
Format: Broché Achat vérifié
Je viens de terminer la lecture de cette magnifique trilogie et je n'ai qu'un mot à dire :
Whaouuuu!!!

Le lecteur suivra les aventures du Dr. Ludwig Jellicoe et de son assistante, Ambre Sadaki.
Des professionnels de la santé, nos deux héros se muteront en véritables enquêteurs. 
Tous les ingrédients qui marquent le succès d'un livre sont au rendez-vous :
des intrigues extrêmement bien ficelées, des personnalités sensibles mais fermes,
des valeurs universelles, des meurtres, des manipulations, de la romance...

L'auteur a su parfaitement transporter le lecteur dans un univers percutant de réalisme. 

Plusieurs personnages graviteront autour de nos deux héros. 
Certains très attachant et possédant des compétences dans des domaines que l'auteur maîtrise
parfaitement. 
Le lecteur découvrira des choses très intéressantes sur un milieu fermé qui se veut très élitiste
 et arrogant. 
Trois histoires qui se lisent facilement avec la boule au ventre car le suspens est insoutenable. 
J'ai voulu savoir et j'ai dévoré les trois tomes en quelques jours. 
Merci à l'auteur et à sa plume légère, empreinte de sérieux et d'un humour indéniable. 
Merci de m'avoir fait découvrir le style "Scapa" que je conseille à tout amateur d'histoires profondes 
à vous couper le souffle. Inutile d'ajouter que j'attends impatiemment le tome 4 qui est en préparation!

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Merci encore. Je sais que cette publication va encore déchaîner des critiques, alors un texte agréable 
(combien de mes lectrices ou lecteurs prennent leur clavier cinq minutes pour me dire leur ressenti ?)

Et le Tome 4 est déjà en ligne (Kindle) ou déjà dispo sur Create Space. 
La propagation sur Amazon.fr dépendra du sens du vent et du prix du baril de pétrole...

Bonnes lectures...

dimanche 10 janvier 2016

De l'écriture à la lecture...

De l’écriture à la lecture !

Depuis mes débuts (2010 !) en écriture, j’ai passé pas mal d’heures sur mon clavier.
Et soyons réalistes, la première version du Tome 1 était mal faite ! Trop linéaire selon une de mes lectrices.
Non que l’idée, le cheminement entre le début et la fin, soit illogique, mais les éléments saillants ne ressortaient pas bien du reste.
Alors refonte complète après les refus (sans doute justifiés) de sept éditeurs différents.

Le bilan que je fais aujourd’hui :
Laissons de côté les qualités ou défauts de mes textes ! Ce que je remarque en ce moment c’est que mon travail a changé ma manière de lire les textes des autres !

Je précise que je suis « un serial lecteur », en moyenne deux à trois livres par semaines, rarement moins, sauf petit chef-d’œuvre (ça existe).

En 2010, j’ai décidé de reprendre un de mes rêves : écrire.
Déjà j’avais commencé longtemps avant, d’une manière curieuse… 
Le soir, quand mes enfants étaient couchés, je leur inventais des histoires et si je trouvais qu’elles avaient été « potables » je le retranscrivais du mieux que possible, sur mon ordinateur, le lendemain.

Je remercie donc mes enfants !

L’écriture.

En ce mois de janvier 2016, j’aurais commis 4 volumes de la série Hôpital de Montjoie. Je remercie au passage une amie fidèle, écrivant peu (mais bien), qui relit mes textes et fait le ménage : sabrer les redondances, l’orthographe, les phrases inutiles, vérifier la chronologie, et ce depuis 2010.

J’ai eu quelques commentaires sur Amazon. Car devant les échecs des publications traditionnelles (largement mérités), je me suis lancé vers le numérique (Amazon, KDP) pour plusieurs raisons :
— Facilité pour publier un texte,
— Gratuité,
— Royalties pouvant aller jusqu’à 70 % du prix de vente, que je choisis.
— Possibilité au fil du temps, de ré envoyer un texte épuré de ses scories…

Et certains commentaires nous sont allés droit au cœur… Il paraît qu’il y a un « Style Scapa »… et que nous serons copiés à plus ou moins brève échéance. 
Pour revenir à ma coauteure et la chronologie j’avoue travailler à l’inverse de beaucoup d’autres auteurs…

Je ne fais pas de PLAN !
Comme les textes pour mes enfants, pas de « il était une fois »… « et ils se marient etc. »
Comme les Aborigènes, qui partent d’un point A pour aller au point B, et construisent leur route en avançant.

Je fais ça en écrivant. Je sais où je commence (parfois je modifie) et j’écris dans la foulée (là aussi, parfois ça change), et mes personnages suivent leur vie.
La seule chose préalable, c’est que je fais des fiches, très détaillées, sur mes héros. Je n’utilise pas tout de ces fiches, mais je peux vous dire ce qu’il y a dans leur frigo, s’ils (ou elles) regardent la TV etc.
Ces fiches (numériques) me permettent d’écrire sans me soucier de la cohérence interne de mes « sujets »… Car en cas de besoin, j’ouvre la fiche et je me remémore qu’un tel n’aime pas les autoroutes ou le poisson cuit etc.

Donc je commence un texte, sans savoir le chemin que je vais emprunter ! Et je ne veux pas le savoir.
Je sais simplement que je veux arriver à tel endroit ! Et encore, le Tome 4 vient contredire tout ce que j’ai exposé. La fin du T4 m’est arrivée en pleine nuit (je dors par périodes de deux heures), et a remplacé ce que j’avais envisagé. Et elle n’est pas trop mauvaise, je pense.
Mais vous ne le saurez qu’en lisant ce T4 et les autres tomes pour le comprendre !

Donc, faire un plan… Non ! Pour moi c’est refuser la spontanéité de notre inconscient, c’est se mouler dans un carcan scolastique, ne pas sortir des clous, et finalement ne pas sortir de la masse.

Et nous arrivons à :
De l’écriture à la lecture…

De l’écriture à la lecture !

Oui. Écrire m’apprend à lire.
Je reprends des livres datant de quelques années ou dizaines d’années. Je les ai gardés, car je les avais trouvés « bons ».
Et maintenant, après m’être bagarré pour exprimer une idée, faire un paragraphe, une page ou deux, je pense avoir réalisé à quel point c’est difficile parfois.
Alors la relecture d’ouvrages m’ayant « enchanté » ne peut plus se faire simplement ! 
Je reste sensible, bien sûr, à l’histoire (le contenu patent, visible), mais en même temps je cherche ce qui est latent (invisible).
Les ressorts psychologiques des uns et des autres, le décor, les détails, que mangent-t-ils, leurs hobbies, leur PNL (Programmation Neuro linguistique), tous ces « petits » riens, qui donne une dimension à ce que je tente de mettre en numérique ou sur le papier.

Et c’est régulièrement une certaine déception.

Je passe sur les erreurs géographiques de certains auteurs (le Soleil qui se lève le matin à l’ouest…), l’incohérence de certains profils psychologiques, les mauvaises descriptions de lieux… 
Je suis obligé de reconnaître qu’il n’y a pas (en ce moment) de grands auteurs (surtout en numérique) disponibles.
C’est peut-être un reproche ou un compliment !

Reproche, car pour passer l’étape vers une publication, l’ouvrage sera revu par un correcteur (humain) qui se permettra de changer telle ou telle phrase, car son prononcé ne lui plaira pas. Exemple le terme « Potable » que j’utilise parfois. Il a un sens pour moi ! Mais pas le même pour la correctrice avec son éducation stricte…

Compliment ? L’ère du numérique permet à des quantités surprenantes d’auteurs de se faire connaître. Alors, sélection naturelle, certains livres, bien propulsés par leur réseau relationnel monteront dans les sondages et vendront beaucoup.
D’autres, moins connus, resteront dans les profondeurs des classements, de la notoriété.

Enfin… il y a des textes qui resteront oubliés, car trop complexes pour celui ou celle, gavés de TV ou de journaux de coiffeurs, ne feront pas l’effort de lire pour comprendre. Ou apprendre.

Et c’est pour cela que je dis : de l’Écriture à la Lecture, ou si vous préférez, de la Pratique à la Théorie…
Inversion du paradigme…


Bonnes écritures…

Un lien...

dimanche 3 janvier 2016

Petit bilan de 5 ans d'écriture...

Voilà, le Tome 4 est plus ou moins en ligne ! C’est la suite de la trilogie de l’Hôpital de Montjoie…

Les trois premiers tomes et leur assemblage ont été réalisés en presque cinq années..
Pourquoi écrire ?
En 2010 je savais que je devrais quitter mon poste de Praticien Hospitalier en Psychiatrie… Plus de 35 ans dans ce domaine.
Ne voulant pas me retrouver « inactif », j’ai anticipé ! Et j’ai commencé le Tome 1, le 10 juin 2010, vers 20 h ! L’inactivité, pour ceux qui se retrouvent du jour au lendemain sans travail, est mortelle !
Même si l’on est payé à ne rien faire. Quoique cette notion soit très aléatoire.
Lancer toutes les démarches pour obtenir sa ou ses retraites… La mauvaise foi de certains organismes pour consentir à payer un peu de ce qu’on leur a versé.
Une préparation de six mois avant la date fatidique est un minimum !


L’écriture !
J’avoue ne pas avoir de formation dans ce domaine… Je suis plus dans le cadre scientifique, même s’il s’agit de sciences humaines… Quoiqu’une expérience préalable de médecin généraliste est « un plus » devant une pathologie mentale… Je l’ai fait (cabinet médical et gardes en cliniques).

Mais j’ai rédigé tant de dossiers médicaux, qu’écrire, transcrire les propos d’un patient, m’a permis de m’y attaquer avec l’inconscience du néophyte !
Dès le début, j’ai sollicité l’aide d’une des membres de l’équipe où je travaillais.
Son regard sur mes textes était important, et aussi ses critiques, ou son sens des ciseaux : couper ce qui est en trop…
N’étant pas très doué en orthographe, j’ai aussi sollicité ses services, dans ce domaine, et celle d’une « correctrice », mais trop lente et onéreuse ! Même prétentieuse !

Pour les autres Tomes, j’ai abandonné la correctrice, préférant investir dans des programmes comme Pro Lexis (le Petit Robert) ou corriger avec Antidote et ma première relectrice.

J’ai appris des tonnes de choses !
Les pages « Nobles » où un chapitre doit commencer sur une page impaire, à droite. Ou les espaces insécables pour que les signes ! ou ? et : restent bien lié à leur mot d’origine en cas de coupure par l’outil de lecture (tablette ou ordinateur)…
Apprendre aussi, si possible, à rédiger un texte au présent. En évitant de mélanger le passé, le futur et le temps actuel de la narration !
Pas toujours facile.
Éviter aussi l’abus de virgules, et pourtant, la relecture à haute voix parfois l’impose. Mais pas dans la lecture de la phrase !

Petit bilan de ces 5 dernières années…

D’abord (quand je travaillais encore), je consacrais au moins une heure, le soir, à écrire… Bonjour les problèmes familiaux.
Puis ayant changé de mode de vie, les enfants étant grands, vivant leur vie, etc., j’ai pu consacrer plus d’heures à ce travail ! Car oui, l’écriture, même pour un débutant, est un travail. Entre 6 et 8 heures parfois par jour ! En me réveillant souvent à 4 h du matin, c’est humainement possible !

J’ai commencé par envoyer sept exemplaires du Tome 1 (imprimés par mes soins, reliés à la japonaise, troués avec une perceuse ! Et noués avec un ruban de satin)… à des éditeurs qui pourraient être intéressés.
Sept essais, autant de refus.

D’où l’interrogation évidente : suis-je un si piètre auteur ?
Ou le thème, des magouilles dans un hôpital, les laboratoires et autres, sujets à proscrire ?

Étant client d’Amazon, j’ai découvert qu’il existe un programme : KDP, permettant de se faire publier gratuitement (hors la connexion Internet, etc.).
Mais avant de me lancer, j’ai regardé ce qu’écrivaient les autres… Surtout avec l’option : recevoir un extrait (le début) d’un texte. Et le lire ! Constater qu’il faut retenir l’attention du (futur) lecteur en quelques pages !

J’ai compris alors que je m’étais mal engagé dans le Tome 1.

Le début était soporifique ! Merdique ! Pire que tout.

Donc refonte complète. Encore un « certain » travail, mais la première publication en format numérique, sur Amazon, semble avoir été un succès avec des commentaires élogieux ! Et d’autres plus désagréables, car écrit avec des pseudonymes… Cette période a marqué un tournant… Bien soigner l’orthographe, la typographie, faire du « branding » (se vendre)… Et savoir, que quand on commence à sortir du paquet, certains autres auteurs n’hésitent pas à vous faire descendre en flamme, par des amis ou des connaissances !
Et qu’il faut faire des histoires intéressantes !
Qui se suivent ! 
Car les personnages inventés n’ont pas pour vocation de mourir à la fin d’un tome.
Mes personnages (principaux) ont tous une fiche d’identité. 
Leur âge, leur signe zodiacal (et oui…), leurs modes de vie, habits, voiture, loisirs, leurs plats préférés, s’ils sirotent la liqueur des Orcades, etc. 
De les décrire un par un, me permet de ne pas faire trop d’incohérences d’un chapitre à l’autre ou d’un livre au suivant.

Ce point rapide, au moment où le Tome 4 sera dans votre rayon (ou Amazon) préféré entre chocolats noirs et chocolats blancs, au moment où je lance aussi des publications papier (oui Amazon a aussi une division d’impression à la demande).

Il y a des lecteurs qui veulent l’odeur fraiche du papier et son contact, même si c’est plus cher qu’un texte numérique !

Amies et Amis Lecteurs, abonnés à ma New Letter, je mets en ligne rapidement le Tome 4, et je verrais bien s’il ne vaut pas mieux me tourner vers la culture des ananas…

À bientôt j’espère, sur Amazon !

Et un grand merci à toutes celles, tous ceux, qui m'ont encouragé en messages publics ou privés, sur Face Book...

Post Scriptum... Je me rend compte qu'il faudrait un autre article, pour parler de l'influence de l'écriture, sur ma lecture des autres auteurs, des autres "bouquins"... Car je réalise que ma manière de lire a beaucoup changée... Je vois des choses, des items, tout ce vous voyez peut-être d'emblée, et écrire, ou raconter des histoires, ouvre les yeux sur le travail des autres ! A plus tard !
Précision : la "correctrice" évoquée au dessus, c'était en 2010, rien à voir avec celles ou ceux qui m'ont aidés récemment...